La première motivation, chronologiquement, est de l’ordre des récompenses intrinsèques. L’envie de se dépasser, la curiosité, la fuite de l’ennui ou de la routine, le désir de prouver et de se prouver quelque chose.
L’intrapreneur se trouve souvent dans une phase de stase professionnelle au moment où il décide de tenter l’aventure. Il est parfois dans une phase de crise, sur le plan personnel en particulier, et l’aventure intrapreneuriale va lui permettre de mettre de côté ses ennuis et ses peines.
Cette motivation initiale ne peut se maintenir intacte dans la durée sans le renfort d’un autre type de motivation. J’ai pu observer deux grands cas de figure :
1) la recherche de satisfactions personnelles se double de l’espoir de récompenses extrinsèques : l’intrapreneur veut obtenir une reconnaissance officielle, une progression de carrière, une prime, des parts fictives ou réelles, la direction de l’activité créée, etc.
2) L’intrapreneur réalise un idéal supérieur, ou s’en approche, par le biais de son projet.
Victoria, la conceptrice de tissus d’ameublement, est portée dans son projet par le désir de faire “quelque chose pour la planète”. Christophe, le professeur de management, est convaincu que son projet lui permet d’aborder le thème de l’éthique des affaires de la façon la plus efficace… Et tous deux sont convaincus de faire quelque chose d’important et de bon pour leur organisation (même si certains de leurs collègues ne sont pas également convaincus…)
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