Le secret est une tactique fréquemment adoptée par les intrapreneurs. Lorsque la culture d’une organisation est fortement marquée par le conformisme et l’aversion au risque, il convient en effet d’avancer masqué ou, tout du moins, “en perruque”. On minimise ainsi les risques de frictions et d’oppositions, on peut travailler à son projet dans un relative tranquillité et ne rendre ce projet public que lorsque l’on est fin prêt. En cas d’échec, la discrétion permet de ménager l’amour propre de l’intrapreneur et de ses parrains.
Il est plus surprenant d’apprendre que, même au sein d’une entreprise comme Google, souvent citée en exemple d’ouverture à l’initiative individuelle et à l’innovation, le secret constitue une tactique payante. C’est pourtant ce que révèle un article récemment paru dans The Economist*.
On y apprend que le nouveau produit révolutionnaire de Google, “Google Wave”, permettant aux internautes de collaborer en ligne dans des conditions exceptionnelles, a été conçu bien loin de Montain View (siège de Google) et dans le plus grand secret. Le produit, sur lequel Google compte beaucoup pour diversifier ses sources de revenus, a été développé dans les bureaux de Sydney par une équipe indépendante et dédiée. Les membres de cette équipe déclarent avoir pu ainsi échapper au “nit-picking criticism”, pinaillage en français…
Cette modalité de travail a été jugée tellement efficace que Google parle de mettre en place une cinquantaine d’équipes projet indépendantes.
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