Réfléchissant ce matin à l’idée de “règle simple” présentée par Kathleen Eisenhardt et Donald Sull dans leur article séminal “Strategy as Simple Rules”, il m’est apparu que la simplicité des moyens utilisés pour mettre en oeuvre une politique était directement proportionnelle à l’efficacité de cette politique (et par conséquent à la bonne foi de ceux qui prétendaient vouloir la mettre en oeuvre.)
Ainsi, si l’on veut instaurer une véritable culture intrapreneuriale, il suffit d’édicter la règle des 15% comme chez 3M (tout employé peut dédier 15% de son temps à un projet de son choix) ou la règle des 20% comme chez Google (tout ingénieur doit dédier 20% de son temps à un projet de son choix).
De même, si l’on veut préserver la diversité culturelle en Europe, il suffit de rendre obligatoire l’apprentissage d’au moins deux langues vivantes…
De même, si l’on veut changer la politique en France, il suffit d’interdire le cumul des mandats et les réélections…
Le problème des règles simples, c’est qu’elles marchent trop bien.
Ref.: Eisenhardt K. et D. Sull (2001), “Strategy as simple Rules”, Harvard Business Review, Jan. 2001 pp. 107-116.
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